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Des bébés qui meurent très peu de temps après leur naissance, voire à l’accouchement, c’est une réalité quotidienne en France. Pour les parents, un vrai drame. Pas le temps ou l’envie de faire des photos de ces petits êtres. Des photographes professionnels, bénévoles, peuvent intervenir pour réaliser des photos qui laissent un souvenir et aident à faire le deuil.

La clinique Victor-Pauchet aide le deuil périnatal

L'Aude se relève dans la boue et les destructions, dans l'Indépendant. L'Express se revigore à New York dopée par la militantisme. L'Usine nouvelle me dit une France vibrante où pullulent les "fab labs", ces ateliers de bricolage et de nouvelles technologies. La Provence en pince pour Castaner et assume son style!

Si les deuils sont tous difficiles, celui d'un nouveau-né est très complexe. L'association Souvenange réunit des photographes qui prennent des clichés de bébés décédés, pour offrir "un souvenir tangible" aux proches. Hélène Douay est bénévole pour la métropole lilloise.

Le 15 octobre est la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. La mort d'un enfant en cours de grossesse, au moment de l'accouchement ou dans les sept jours qui suivent la naissance, reste un sujet tabou. L'association nationale Souvenange Photographie France, qui accompagne ce moment si douloureux pour les parents par le biais de prises de vue, a son siège basé en Haute-Vienne, à Veyrac. 

A l'appel des maternités qui ont signé une convention avec Souvenange, des photographes se rendent sur place pour prendre des photos du bébé décédé après accord des familles. C'est aujourd'hui 15 octobre, la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Deux bénévoles de l'association témoignent.

Le Dauphiné Libéré - 15/10/2018
Souvenange : accompagner par la photo lors d'un deuil périnatal

Le deuil périnatal, selon l’organisation mondiale de la Santé, concerne les parents dont l’enfant décède au cours de la grossesse, à la naissance ou dans les sept jours qui suivent la naissance. Commence alors un long et difficile travail de deuil, au cours duquel l’association Souvenange et les photographes bénévoles peuvent intervenir.

Jamais les parents n’oublieront la perte de leur nourrisson. Mais une photo peut, bien souvent, être le seul souvenir qu’il leur reste. C’est pour cette raison que l’association Souvenange est née, sous la présidence d’Hélène Delarbre. Son but est d’offrir un cliché aux parents touchés par un deuil périnatal. Pour que l’image ne reste pas un souvenir glacial, un réseau de photographes professionnels s’est tissé en France pour donner, gratuitement, le plus beau des souvenirs à ces parents éplorés.

Ce lundi est la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Laly Proust, photographe professionnelle installée à Orbé et membre de l’association nationale Souvenange, rappelle que « chaque année en France, le deuil périnatal concerne plus de 7.000 familles et qu’en Europe, un couple sur cinquante est confronté à ce deuil. » Il s’agit du deuil parental suite au décès de l’enfant en cours de grossesse, à la naissance ou dans la semaine qui la suit.
Mais comment est née cette association ? « Elle date de novembre 2014, sous la volonté d’Hélène Delarbre et Jean Faugeras. Son nom est la contraction des mots “ souvenir ” et “ ange ”. Elle réunit 190 photographes bénévoles œuvrant pour un accompagnement par la photographie lors d’un deuil périnatal », précise Laly, elle-même bénévole.
Sa motivation est avant tout personnelle. « C’est au fond de moi et une grossesse, c’est l’attente d’un événement heureux et puis soudain, dans ce contexte de transmission de la vie, la mort surgit. Sans un accompagnement adéquat, des répercussions sur la vie personnelle ou professionnelle peuvent surgir. »

Ce lundi sera la journée internationale du deuil périnatal. Un sujet resté tabou en France. Pour Annabelle Maniez, le voile doit être levé. Cette Outreloise, confrontée à la mort de sa fille, a décidé de rejoindre l'association Souvenange qui propose aux parents de les photographire avec leur enfant.

Tabou méconnu, le deuil périnatal est pourtant réel : plus de 7 000 familles sont concernées en France chaque année. Depuis quatre ans, l'association Souvenange photographie ces bébés pour aider les parents à faire leur deuil. Créée en Haute-Vienne, cette association a pris une dimension nationale avec 180 photographes bénévoles sur tout le territoire.

Julia Quartini, bénévole de l'association à répondu aux questions d'Aurore Ivic, journaliste pour le journal Le Messager.

Méconnu mais réel, le deuil périnatal est une épreuve pour tous les parents. L'association Souvenange propose à ces derniers un moyen de se souvenir de leurs enfants.

Depuis l’aube de l’humanité, les hommes ont représenté la mort des êtres chers, pour qu’ils ne tombent pas dans l’oubli. Portraits du Fayoum ou gisants des temps modernes, l’association Souvenange propose d’accompagner les familles en deuil périnatal, en réalisant des photographies de leur enfant. Ce fléau méconnu, concerne les bébés décédés in utero ou dans les premiers jours qui suivent l’accouchement.

Souvenange

Parce qu'on n'y pense pas.
Parce qu'on n'ose pas.
Parce qu'on ne sait pas que c'est possible.
Parce qu'on pense qu'on n'en aura pas besoin.
Parce qu'on pense que ça nous fera plus de mal que de bien.
Parce qu'on pense qu'on n'osera jamais les regarder.
Parce qu'on ne réalise pas qu'il ne restera que ça.

Photographe de femmes enceintes, de nouveau-nés, de bébés ...

J’ai 31 ans, je suis mariée et j’ai 2 enfants. Je suis photographe de femmes enceintes, de nouveau-nés, de bébés, de familles. J’adore mon métier car il m’apporte une bulle de bonheur à chaque séance, j’immortalise l’amour, la tendresse, la complicité… Mais certains n’ont pas cette chance. J’ai envie d’aider à mon niveau les parents dans la souffrance d’un enfant malade ou décédé. Ce n’est pas la logique en tant que parent d’accompagner son enfant dans la maladie ou la mort. Certaines personnes peuvent trouver ça glauque de photographier un enfant dans ces conditions. Je demanderais, juste un instant, à ces personnes, d’imaginer vivre avec la mémoire d’un enfant disparu sans même avoir une image de lui. Aujourd’hui, je vois les deux faces de la vie, belle et cruelle.

Deuil périnatal : une photographe de Freyming-Merlebach offre aux familles un souvenir de leur enfant

Sophie Maré, photographe à Freyming-Merlebach, est bénévole au sein de Souvenange. L’association accompagne par la photo le deuil périnatal. Il peut s’agir de retouches de clichés, ou de séances à la maternité pour offrir aux familles un souvenir digne de leur enfant.

Présente nous le projet Souvenange

Souvenange est une association loi 1901 à but non lucratif reconnue d’intérêt général. Notre mission est un accompagnement par la photographie lors d’un deuil périnatal.
Nous retouchons pour les adoucir des photographies faites par le personnel de l’établissement hospitalier ou par les parents.
Nous nous déplaçons également pour faire des séances photo à l’hôpital.

Comment fait-on pour obtenir qu’un photographe vienne à la maternité?

Si l’établissement dans lequel vous êtes, a signé une convention avec Souvenange, vous n’avez rien à faire, les sages-femmes vont vous le proposer directement et tout prendre en charge.

{TÉMOIGNAGE} SE FAIRE AIDER PENDANT SON DEUIL PÉRINATAL GRÂCE À UN PHOTOGRAPHE

Hélène est photographe pour l’association Souvenange, qui offre des reportages photos au parents de petits anges partis trop tôt. Une très belle initiative. Voici leur action.

{TÉMOIGNAGE} L’ACCOMPAGNEMENT DU DEUIL PÉRINATAL PAR LA PHOTOGRAPHIE

J’aimerais partager avec vous mon expérience en tant que photographe bénévole pour Souvenange que j’ai rejoint l’année dernière. Si je souhaite partager mon expérience, c’est pour motiver d’autres photographes à nous rejoindre parce que nous avons besoin d’eux.

Fière de vous présenter Souvenange, une association dont je suis bénévole...et surtout Hélène Delarbre, sa fondatrice, devenue mon amie.

Vous vous demandez surement ce que représente ce petit logo en bas de chaque page de mon site... Qui est Souvenange?

La mort d’un nouveau-né reste un sujet tabou. La Haut-viennoise Hélène Delarbre préside une association nationale qui photographie ces bébés pour aider les parents dans leur travail de deuil. Rencontre.

Il y a des association dont on espère ne jamais avoir besoin mais dont il faut parler pour savoir qu'elles existent...

Personnellement, je réfléchis encore au fait de m'y investir, mais il faut que l'information passe pour ceux qui en aurait besoin ...

Souvenange est une association loi 1901, reconnue d’intérêt général, qui a été créée en novembre 2014 par Hélène Delarbre et son conjoint, Jean Faugeras.

Hélène explique sur la page de l’association comment Souvenange est née...

POUVEZ-VOUS VOUS PRÉSENTER ?

Je m’appelle Hélène Delarbre, et je suis la Présidente de l’association Souvenange Photographie France.

COMMENT EST NÉ SOUVENANGE ?

Sur les réseaux sociaux, j’ai lu une information concernant l’association américaine « Now I Lay Me Down To Sleep« . Je me suis intéressée à cette action. L’idée de créer une association consacrée à la photographie de deuil périnatal est née de là. Souvenange Photographie France a alors été créée officiellement en novembre 2014.