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De nombreux témoignages se trouvent aux Etats-Unis avec le travail impressionnant de l'association "Now I lay me down to sleep" ainsi qu'au Canada avec Manon Allard et Martine Gendron qui créent une fondation.
En France, malgré la toute récente activité de l'association, nous avons néanmoins pu recueillir des témoignages émouvants et encourageants.
  • Témoignage de Mélanie endeuillée en 2015 et 2017

    Cela fait plusieurs jours que j'essaye de mettre des mots sur les rencontres que j'ai faites en août dernier. Mon fils né prématuré, avait trois semaines et il portait tellement d'espoir. Et pourtant un jour, j'ai dû me résigner à le laisser partir.
    Le 5 Août, vers 20h, sentant que les jours de mon fils étaient comptés, j'ai envoyé un message à l'association.

    "Bonjour,
    Mon fils est hospitalisé en réa à Trousseau. Il va très mal et je me demandais s’il est possible qu'un photographe vienne nous prendre en photo. 
    Merci d'avance de votre réponse."

    Et puis le lendemain, Jen est venue nous photographier Léo, K. mon conjoint et moi. J'avais un peu menti à mon conjoint, étant resté évasive sur l'association. Pour K., Léo n'allait pas mourir. Il y avait toujours de l'espoir. Je ne sais pas s’il aurait accepté de se faire photographier, et de faire photographier Léo, s’il avait su que cela s'inscrivait dans le projet de fin de vie de notre fils. Et on aurait regretté, je lui en aurais voulu... J'ai fait encore une fois comme je pouvais, du mieux que je pouvais. Je me rappelle de ce jour, comme étant un jour doux : je savais que je ne pouvais plus rien faire pour sauver mon fils, mais éterniser ces moments-là, c'était essentiel pour moi. Jen a été très à l'écoute et très humaine avec nous. J'ai pu ensuite habiller Léo. Et Marion est venue le lendemain nous photographier de nouveau. Empathie et soutien sont restés les maîtres mots. 

    C'est encore avec la gorge serrée qu'aujourd'hui, six mois et demi après, bien qu'il existe des millions de mots pour l'exprimer, aucun ne semble être à la hauteur de l'accompagnement que j'ai eu. L'association Souvenange, et plus particulièrement Jen et Marion, me permettent de présenter Léo, à travers de superbes photographies. Ces photographies sont ce qui se rapprochent le plus de l'image qu'il me reste de Léo. Parce qu'il faut le dire, la réanimation et les différents soins qui auraient dus sauver mon fils, étaient très invasifs. Mais ce que je vois dans ces images et ce qu'elles me rappellent, c’est un bébé battant qui s'est battu jusqu'au bout. Ce bébé, c'est mon bébé, mon fils d'amour. Je sais pourquoi je ne trouve aucun mot à cela, à cet accompagnement, car il n'en existe qu'un : Merci. Merci à toute l'association, à Jen, à Marion, à Hélène. »

    Mélanie, la Mamange de Luna (2015) et Léo (2017), et la maman de Lindsay et d'un bb4 (prévue pour Juillet 2018)

  • Témoignage d'une maman accompagnée par l'association

    J’ai écrit ce témoignage comme si je le racontais à notre bébé (sauf pour la dernière partie).
    On peut se demander pourquoi j’ai insisté sur les dates, je l’ai fait car chaque date est gravée en moi à jamais. Chaque date mentionnée nous rapprochait du jour fatidique où nous devrions dire au revoir à notre unique enfant, né sans vie à 25+5 jours de semaines aménorrhées.

    J’ai appris ma grossesse le 25 août 2017, suite à des douleurs dans le bas du ventre qui me faisaient souffrir depuis une semaine.
    Jusqu’au 4 janvier 2018, j’ai eu une grossesse sans gros soucis, quelques douleurs ligamentaires, bassin qui se bloquait et une thyroïde à suivre de très près.
    J’ai eu une échographie tous les mois, où ton évolution été très bonne, tu as joué à cache-cache avec nous en novembre et décembre ce qui fait que nous n’avons pas pu savoir si l’estimation de « fille » faite lors de mon écho des 12 semaines se concrétisait.

    Notre quotidien a basculé le 4 janvier 2018, jour de l’écho morphologique que nous attendions avec impatience. La première partie de l’écho s’est passée comme habituellement, nous avons appris qu’un petit garçon avait fait son nid dans mon ventre et non une petite fille, je vois encore ton père sourire fièrement car il avait toujours dit que tu étais un garçon.
    Encore une fois tu as joué à cache-cache avec nous et le médecin. Après insistance elle s’est attardée sur certaines parties de ton corps sans dire un mot, jusqu’au moment où elle nous a informée arrêter l’écho... à ce moment j’ai su que quelque chose n’allait pas.
    Elle a prononcé cette phrase qui a tourné en boucle dans ma tête pendant des jours 
    « … Je suis désolée, il y a un problème avec votre bébé… »
    Elle nous a expliqué que tu avais une grave malformation au niveau du tube neural, que ton cerveau présentait également des malformations… je suis restée forte au début mais j’ai fini par craquer. Je me souviens encore qu’elle me caressait le bras pour m’aider à encaisser la nouvelle. Elle nous a demandé de prendre rendez vous avec le centre anténatal de Poissy afin qu’il confirme ou non les malformations découvertes.
    Nous sommes sortis du rendez vous plus démunis que jamais, ton papa a craqué dans la voiture, nous avons commencé à recevoir les sms de nos proches qui, comme nous, attendaient l’écho avec impatience, nous n’avons pas pu leur répondre, notre peine était trop lourde.

    Nous avons eu rendez vous le lendemain, soit le 5 janvier à Poissy, le médecin qui nous a reçus, nous a confirmé ce que nous savions déjà, il a ajouté que tes petits pieds non plus n’avaient pas évolués correctement.
    Il nous a informés que notre dossier serait présenté le mardi 9 janvier en staff afin d’avoir l’accord de faire pratiquer une IMG si nous le souhaitions.
    A partir de ce moment, nous avons passé des journées entières sur internet à la recherche de la moindre information, nous voulions savoir comment avec de telles malformations tu pourrais vivre, quel recours nous avions pour te faire vivre convenablement. Après plusieurs jours nous nous sommes rendus à l’évidence, tu ne pourrais pas vivre joyeusement avec autant de problèmes, ta vie serait devenue un vrai calvaire et nous ne voulions pas ça pour nos enfants.

    Le 8 janvier le centre anténatal de Poissy m’a contactée pour que je fasse une amniocentèse, elle a eu lieu le 10 janvier, lors de ce rendez vous nous avons appris que le staff avait donné son accord pour une IMG. Nous avons eu un rendez-vous avec le professeur Zerah de l’Hopital de Necker le jeudi 11, nous sommes sortis de ce rendez-vous, non pas soulagés, mais convaincus que notre décision pour ton avenir resterait la meilleure. Nous avons fait part, à l’hôpital de Poissy, de notre utile décision le vendredi 12. Cette décision restera un choix très difficile que nous avons dû prendre, on s’attendait à te donner la vie, et non à programmer ta mort mon bébé. 
    Le même jour avec ton papa nous avons choisi ton prénom, Hugo, il ne faisait pas partie de nos choix, mais nous voulions un prénom doux pour toi. Quand j’y repense ton prénom rime avec « là-haut », « là-haut » est ta demeure à jamais.
    Le week-end suivant nous avons décidé de ce que nous voulions pour toi, nous avons fait différents choix concernant tes funérailles, tes habits, quel souvenir nous voulions … J’ai rejoint ce même dimanche le groupe IMG et Deuil Périnatal sur Facebook, j’ai raconté notre histoire et une maman m’a prise sous son aile, elle m’a beaucoup aidée, m’a expliqué ce qu’elle avait fait pour sa petite fille partie au ciel quelque mois auparavant.
    Dans la conversation elle m’a parlé de l’association Souvenange, qui venait en aide auprès de parents vivants la même chose que nous. Les bénévoles de l’association interviennent dans les maternités après la naissance de bébés afin de faire des photos d’eux, les photos prises sont des souvenirs pour les parents en deuil. 
    J’ai parlé de cette association à ton père et j’ai décidé dans la foulée de prendre contact avec eux le jour même. Hélène de l’association, m’a répondu quelques minutes plus tard. A ce moment précis je n’avais pas encore connaissance de la date de ton départ, nous avons alors décidé avec Hélène que je la recontacterais dès que les informations me seraient transmises par l’hôpital. 

    Lundi 15 janvier, l’hôpital de Poissy m’a recontactée pour qu’on fixe un rendez vous le lendemain afin d’organiser l’img, la sage-femme au téléphone m’a également informée que l’intervention pouvait avoir lieu le jeudi 18 janvier.
    Mardi 16 janvier, nous avons pris connaissance du déroulement de l’IMG, les premiers résultats de l’amniocentèse nous ont été communiqués, la trisomie 18 est détectée en plus du spina bifida, encore une fois nous accusons le coup, mais notre décision prend tout son sens.
    En sortant du rendez vous, un grand besoin de prendre l’air se fait ressentir pour ton papa et moi, nous nous rendons dans un magasin et achetons le nécessaire pour que je puisse customiser ta boîte à souvenir. Six mois à réfléchir à ta chambre, pour qu’au final tes petites affaires finissent par tenir dans une petite valisette. J’ai recontacté Hélène de Souvenange afin de l’informer que l’IMG aurait lieu de 18 janvier. J’apprends alors que Céline sera la bénévole à nos côtés pour la prise de photos.

    Mercredi 17 janvier, je reçois un sms de Céline qui souhaite avoir un rendez-vous téléphonique avec moi afin de se présenter. Notre rendez vous a eu lieu le jour même à 14h, j’ai eu au téléphone une personne très douce, qui m’informe que son intervention auprès de nous serait sa première expérience.
    Le reste du temps je l’ai consacré à préparer ta tenue, j’ai longuement réfléchi au doudou qui t’accompagnerait, j’ai aussi prié pour me réveiller de ce cauchemar. Mais ce réveil n’a jamais eu lieu. Après avoir passé la journée à faire bonne figure auprès de ton papa, je me suis effondrée de chagrin, j’ai réalisé que je passais ma dernière nuit en ta compagnie, encore une fois ce soir là et depuis le 4 janvier tu t’es manifesté, j’ai ressenti tes coups, des coups plus fort qu’habituellement. J’ai dormi 3 heures cette nuit-là, je peux dire que tu n’a pas dormi beaucoup non plus, car à chacun de mes mouvements tu m’a montré que tu étais présent mon fils.

    Jeudi 18 janvier, Hélène de l’association m’a envoyé un message de soutien, son message aussi minime soit-il m’a fait chaud au cœur, ce n’est pas le seul que j’ai reçu ce matin là, mais dans des moments pareils, un soutien de n’importe quelle personne prend tout son sens. Nous sommes arrivés à Poissy dans le service GHR à 8h30, j’ai fait connaissance avec les sages-femmes présentent ce jour là, nous leur avons expliqué ce que nous voulions pour toi. Je suis partie en salle d’accouchement vers 10h. La suite des événements nous sont propres, je peux juste dire que ton petit cœur a cessé de battre à 13h ce jeudi 18 et que tu es né vendredi 19 janvier à 11h29, sans un pleur, ni cri...

    Suite aux événements des deux derniers jours Céline n’a pas pu venir le vendredi. Nous avons fait sa connaissance « physique » samedi 20 janvier vers 11h00, elle a pris des clichés de toi Hugo, des clichés de nous en tant que famille, des clichés qui feront partie des petits souvenirs que nous allons avoir de toi, certains clichés seront affichés chez nous afin que nos proches te voient avec les mêmes yeux que Céline.

    Aujourd’hui nous sommes le 8 février 2018, il y a maintenant 3 semaines que tu es parti, mon ange, mais c’est aujourd’hui que j’ai la force d’écrire le témoignage pour l’association Souvenange afin que d’autres parents démunis comme nous l’avons été, puissent trouver du réconfort avec les photos de leurs petits anges.
    Au-delà des photos prises par Céline, lors de ma démarche auprès de l’association j’ai fait connaissance avec Hélène, qui à chaque étape de notre « malheur » a su nous témoigner son soutien, lors d’épreuves comme nous avons vécues, un simple message vous aide, vous montre que des gens pensent à vous. 
    Céline elle, nous a mis à l’aise tout de suite, j’étais très réticente lors de sa venue, pas que j’avais changé d’avis, mais parce qu’entre l’arrêt de ton cœur et ta naissance Hugo, il s’est passé presqu’une journée, une journée durant laquelle ta peau s’est beaucoup abîmée (sur une paupière et sur tes mains), j’avais peur que Céline soit choquée, car il s’agissait de sa première intervention. 
    Lors de ta découverte Hugo, Céline n’a rien laissé paraître, elle a peut-être été choquée mais ne l’a jamais montré. Notre rencontre n’a pas duré longtemps mais nous avons eu en face de nous, une personne bienveillante et pleine d’attentions, elle t’a manipulé avec beaucoup d’attention, elle a fait son maximum pour que tes photos soient jolie (le cadre ne s’y prêtait pas), elle a arrangé les choses de façon à ce que tes compagnons de voyage apparaissent sur nos photos.

    C’est un choix très personnel de savoir si nous voulons des photos de nos bébés, c’est un choix tout aussi personnel que de faire appel à une association, afin de les laisser rentrer dans votre intimité pour que vous ayez des photos souvenirs de votre enfant. 
    Je ne changerai rien sur les choix que nous avons faits. 
    Je serais reconnaissante à vie envers Anaëlle, c’est elle, la maman et mam’ange qui m’a prise sous son aile et qui m’a parlé de l’association. Par son expérience elle savait que ces photos pourraient nous aider sur le chemin de notre deuil.
    Merci à l’association de venir en aide aux parents, merci aux bénévoles pour le travail qu’ils accomplissent. Ces photos ne nous ramèneront pas nos enfants, mais elles vont nous permettent de les faire vivre dans nos foyers et familles. En regardant mes photos je verrais une famille, notre famille. Notre fils ne pourra plus jamais apparaître sur d’autres photos alors celle faite par Céline le 20 janvier prennent tout leur sens. Elles reflètent les moments trop court que nous avons passés avec Hugo, des moments à jamais gravé dans notre mémoire mais immortalisés par l’existence de l’association et par les bénévoles qui chaque jours interviennent à nos côtés pour que notre douleurs soit apaisées.
    Chaque matin un regard sur ces photos me donnera la force d’avancer pour Hugo.

  • Accompagnement d'une maman endeuillée en janvier 2014

    Aujourd'hui j'ai envie de témoigner afin de vous dire toute l'importance de l'image dans mon parcours de deuil périnatal.
    Le 23 Janvier 2014, j'ai accouché de notre petite Léonie née sans vie.
    Épreuve d'une difficulté indéfinissable... 
    Je l'ai vue, bien regardée, touchée mais pas photographiée. 
    L'hôpital l'a fait pour le dossier médical.
    Deux ans après, suite à un grand travail psychologique, je vais bien, enfin presque, il me manque cette douce trace visuelle...
    Et là, je découvre Souvenange, j'ai peur de faire appel à eux, j'appréhende de demander ces photos d'hôpital mais je me lance, il me faut ce doux souvenir de ma petite étoile....
    J'échange des mails avec Hélène et lui envoies ces clichés morbides de ma petite (absolument pas comme sur l'image de départ dans mon esprit).
    Ils y travaillent et un jour je reçois leurs images, mes images... tellement douces, si apaisantes.... Je les regarde longtemps, souvent...
    Et oui, enfin J'ai un souvenir physique d'elle, elle a bien existé j'en ai la preuve.
    Ma fille dont je parle, on peut la voir.... 
    Ces derniers clichés de Léonie m'ont permis de mettre fin au dernier regret lié à ce deuil. Aujourd'hui, je vis sereinement.
    Merci Souvenange pour ce travail magnifique et les bienfaits que vous rendez à ces parents tellement fragilisés.

  • Témoignage d'un couple endeuillé en octobre 2015

    En octobre 2015, nous sommes confrontés au deuil périnatal. Nous devons dire adieu à nos deux petites jumelles, Romane et Chloé, nées sans vies à 25 SA. L'équipe médicale, très bienveillante, prend nos petites en photos. Sur le coup, nous ne comprenons pas trop l'intérêt d'une telle démarche. Arrivés chez nous, nous découvrons ces fameuses photos. Malheureusement, elles sont de mauvaises qualités,et nos filles ne sont pas du tout mise en valeur. Là, je prends conscience que ces photos ont une très grande importance. En effet, nous avions besoin, avec mon mari, de pouvoir présenter nos filles à nos grands enfants, ainsi qu'à nos proches. Nous voulions, de cette manière, qu'elles prennent une vraie place dans notre famille. Mais nous ne pouvons pas montrer ces photos. Cette vision serait trop difficile pour eux. Et nous ne voulons pas qu'ils gardent une mauvaise image de nos filles. Quelques semaines plus tard, j'ai découvert l'association Souvenange. J'ai, dans un premier temps, beaucoup hésité, puis je me suis lancée à envoyer mes photos par mail. Cette étape n'est pas simple. Nous envoyons à des inconnus, une partie très intime de notre vie. Mais Hélène m'a beaucoup rassuré au travers de nos échanges de mails. Quelques jours plus tard, j'ai reçu les photos de Romane et Chloé. Superbes. Les photos sont en noir et blanc, mais aussi en couleur. Leurs visages ont été retouchés, mais nous les reconnaissons très bien. C'est juste beaucoup plus facile à regarder. Elles sont belles. Tout a été fait avec un grand respect par une équipe formidable. Depuis, nous n'hésitons plus à présenter nos filles à nos proches. Nos enfants ont chacun une photo de leurs petites sœurs. Ils aiment les regarder de temps en temps. Et grâce à Souvenange, nous allons pouvoir montrer à notre petite dernière, ses grandes sœurs des étoiles. Un grand merci à Souvenange d'avoir pu apaiser notre souffrance de parents endeuillés.

  • Témoignage des parents de Valentin décédé en août 2017

    J’ai accouché en août 2017 de mon premier enfant, né sans vie. Durant les jours qui ont précédé ce jour si particulier, nous avons été submergés par une masse d’informations considérables : le déroulement de l’accouchement, les choix à faire – que nous n’avions bien sûr jamais envisagés – tels que le choix d’un prénom éventuel, l’inscription sur le livret de famille, les funérailles... Et parmi ces informations, la proposition de faire photographier notre fils par l’association Souvenange. Je ne remercierai jamais assez l’équipe médicale de nous avoir proposé ce service, ni Souvenange pour ce souvenir magnifique. Pourquoi ?
    Nous n’avons pu passer que quelques heures avec notre fils qui sont passées à une vitesse incroyable. Nous avons consacré ce temps infime comparé à l’échelle d’une vie que nous aurions du passer avec lui à nous imprégner de chaque détail physique, de son odeur. Nous savions que créer des souvenirs était crucial pour la suite mais nous ne nous sentions pas assez forts pour faire de jolies photos. La venue, le lendemain de la naissance, de Stéphanie à la maternité nous a permis d’abord de faire exister notre fils auprès d’autres yeux que ceux du corps médical. Stéphanie a ensuite fait des photographies de notre fils qui sont magnifiques, emplies de douceur et de sérénité. Elle a été très à l’écoute et humaine, tout simplement, dans ce moment complètement incroyable de nos vies. 
    Ces photos sont aujourd’hui la seule trace de son passage parmi nous et j’espère qu’elles nous permettront de témoigner de son existence auprès de nos familles et amis qui seront prêts à voir les clichés.
    Près de 6 mois après l’accouchement, les souvenirs s’estompent ou se brouillent : je regarde donc souvent les photos, de plus en plus apaisée et ai conscience de la chance que nous avons eue de croiser les chemins de Souvenange – via Stéphanie – et de cette sage-femme qui nous a parlé de votre association. Merci pour Valentin et merci pour nous.
    M&A

  • Témoignage d'une maman accompagnée par l'association

    J'ai une la chance de bénéficier de votre accompagnement par la photographie. Je souhaite donc témoigner pour les parents qui traverseront cette épreuve et aussi pour tenter de prouver que la photographie des petits anges est pour moi primordiale. J'ai accouché le 9 octobre 2017. C'était un accouchement programmé. Par l'intermédiaire de ma cousine, sans qu'elle le sache et après avoir vu ses publications de l'association Souvenange, j'ai contacté l'association quelques jours avant. La présidente de l'association m'a répondu avec une extrême rapidité, ce qui a déjà été un réconfort pour moi. J'ai décidé d'immortaliser les quelques instants avec mon bébé ainsi que nos quelques instants en famille. Au début, mon conjoint n'était pas d'accord pour faire venir un photographe. Il a accepté pour moi, me disant qu'il souhaitait tour faire pour que je me sente au mieux dans ces tristes et douloureux instants. Malgré ça, il ne voulait pas être présent sur les photos. Hélène, la présidente de l'association m'a demandé avec délicatesse la date prévue pour l'accouchement et m'a dit qu'elle allait trouver un photographe. L'hôpital de Bron où j'ai accouché n'avait pas signé de convention avec l'association. Deux jours après, le photographe a pris contact avec moi. Il m'a expliqué sa démarche et comment allaient se dérouler les séances photos. Il m'a aussi conseillée sur les photos de famille et m'a dit que même si nous ne les voulions pas, il souhaitait quand même les faire car certains parents regrettent par la suite. C'était très dur d'entendre ça alors que mon bébé bougeait encore dans mon ventre, difficile d'organiser ça. Et pourtant les mots du photographe m'ont beaucoup aidée. La séance photo a été empreinte d'émotions, de tristesse, de douleur mais aussi d'une certaine joie celle de pouvoir faire des photos avec notre enfant. Mon conjoint a même décidé de faire les photos de famille avec nous au dernier moment. Il voulait être présent et garder des souvenirs, chose que le photographe lui a expliqué le jour même juste avant la séance. Le photographe a été extrêmement respectueux, à l'écoute de nos demandes et très professionnel.
    Nous avons reçu ces photos le 9 novembre 2017, un mois tout juste après l'arrivée de notre ange, comme un cadeau pour son moisiversaire. Un cadeau magnifique. Ça m'a fait pleuré de joie, cette joie que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. Les photos sont tellement belles. Elle représente vraiment ces instants passés ensemble, les seuls que nous avons pu avoir avec notre bébé. Elles sont un don précieux pour chaque jour suivant. Elles le sont aussi pour les grands-parents de notre ange qui nous les ont demandées. Ma mère a même reproduit une photo sur une toile de peinture. Ces photos nous apportent du soutien depuis que notre tout petit s'est envolé. Elles nous identifient, elles prouvent notre amour pour notre enfant et elles témoignent que notre petit ange a existé et existera toujours dans nos cœurs.

  • Témoignage d'une maman après la retouche de la photo de son bébé

    Parce que les photos de qualité sont si importantes pour les parents endeuillés ... nous continuerons notre combat pour convaincre les maternités de collaborer avec Souvenange. Et s'il fallait une preuve supplémentaire, voici le témoignage d'une maman après avoir reçu la retouche que nous lui avons offerte

    "tout d'abord je voulais vous remercier pour votre rapidité. c'est les mains moites que j'ai téléchargé les différents fichiers . merci à Martine et Jean !... merci car ils m'ont fait découvrir des traits de N que je n 'avais pas remarqués . dès l'ouverture de la photo couleur, j'ai cru voir mon cousin ... c'est incroyable ... mon petit N aurait certainement ressemblé au côté de sa maman mercredi c'est mon anniversaire, et je ne pouvais pas avoir plus beau cadeau, que la photo de mon fils qui me manque énormément ... merci pour tout ce que vous faites, continuez car nous parents, on en a besoin ... c'est les yeux plein de larmes que je vous écris ce mail, mais des larmes de reconnaissance , je vous suis très reconnaissante, pour ce que vous m'avez apporté ce lundi 14 mars ... merci... bonne journée à vous et vos équipes ... ... cet après midi, j'ai montré la photo de N à son papa, sa grand mère... et une de ses grandes sœurs ... c'est la première fois que ma fille L voyait son petit frère de face, et j'ai vu dans ses yeux une belle émotion également ... N est "enfin" présenté aux siens , et cela n'a pas de prix, c'est magique !!!... encore merci à vous ... et bravo pour votre travail..."

  • Témoignage d'une maman dont Hélène Delarbre, Présidente de l’association, a photographié la petite fille décédée à la maternité

    Je vous écris pour vous remercier pour le CD photos de ma petite puce, vous m'avez fait un beau souvenir.
    Je l'ai en photo chez moi, ça me fait du bien, elle est présente avec nous.
    Je veux vous dire que ce que vous faites pour les parents qui vivent le deuil périnatal est un beau cadeau.

  • Témoignage d’une maman dont l’association a retouché à quatre mains les photos de sa petite fille décédée il y a 4 ans ½

    J'ai mis du temps à répondre car vraiment vous m'avez "scotchée", ces photos sont magnifiques ! Vraiment MERCI MERCI !!
    Nous allons enfin avoir des photos que nous pourrons mettre chez nous et surtout montrer à notre fille.
    Pour nous il n'y a plus rien à retoucher, ces 3 photos nous conviennent  merveilleusement bien.
    Je m'accrochais à l'espoir de pouvoir "utiliser" les photos de l'hôpital mais je ne n'avais jamais franchi le pas et là c'est ma fille, en me demandant de plus en plus des choses sur sa sœur et me dire qu'elle aimerait la voir en photo, ça m'a poussée à le faire et maintenant je me dis que j'aurais dû le faire plus tôt ne serait-ce que pour moi et mon mari...
    Ce que vous faites est tellement merveilleux pour les personnes qui peuvent faire appel à vous pour avoir des photos de leur bébé décédé, des photos prises avec attention, bienveillance et pas à la sauvette par des équipes médicales....
    Je ne pourrais jamais assez vous remercier de ce que vous avez fait pour nous, je n'exagère pas quand je dis que vous m'avez redonné ma fille.
    Merci encore.

  • Témoignage d’Annabelle, maman de la petite Elise, née sans vie le 19 septembre 2013

    Notre fille Élise est née sans vie le 19 septembre 2013, suite à une interruption médicale de grossesse pratiquée 12 heures avant l’accouchement. Nous avons su plusieurs semaines avant sa naissance qu’elle ne naîtrait pas vivante. Dans notre malheur, cela nous a donné la chance de préparer son arrivée du mieux que nous pouvions, sans être pris complètement de court.

    Préparer son arrivée, cela a signifié organiser ses obsèques mais surtout penser aux traces que nous pourrions garder d’Élise. Parmi elles, il y a notamment un double des vêtements qu’elle porte dans son cercueil, un double de son doudou, l’empreinte de ses pieds. Mais les plus précieux souvenirs que nous avons d’elle, ce sont les photographies.

    Nous avons la chance d’avoir « beaucoup » de photographies d’Élise et, qui plus est, différents types de photographies. Voici l’ordre dans lequel nous avons obtenu – et donc vu – ces photographies :
    • Les photographies que nous avons prises nous-mêmes en salle de naissance et en chambre mortuaire. Ce sont les plus nombreuses parce que nous avons essayé de la photographier sous différents angles (en entier, son visage, ses mains, ses pieds, etc.).
    • Les photographies qu’une amie proche – photographe professionnelle – a accepté de prendre en salle de naissance. Ce sont les plus belles, les plus douces, les moins triviales, les plus présentables, les moins douloureuses.
    • Les photographies que la sage-femme de l’hôpital a eu le mérite de prendre.
    Si nous n’avions pas eu la chance ou la possibilité d’avoir d’autres photographies, nous aurions dû nous contenter à jamais de ces deux seuls clichés flous, mal éclairés et mal cadrés.
    • Les photographies macroscopiques qui ont été prises par le médecin qui a pratiqué son autopsie.
    Le mérite de ces photographies, par ailleurs très froides et distantes, est qu’elles la représentent en entier et nue, sans fard, sans vêtement. C’est elle, entièrement elle, uniquement elle.

    Nous avons en tout et pour tout une cinquantaine de photographies. Cinquante photographies pour toute une vie. Dérisoire et nécessaire à la fois.
    Ces photographies sont le témoin de son existence, de son séjour dans mon ventre, de son passage sur terre, de son empreinte sur nos vies.
    Ces photographies sont la preuve qu’elle existe, même si elle n’est plus.
    Ces photographies sont notre seule façon de la présenter à qui veut bien la « rencontrer ».
    Ces photographies sont notre seul moyen de nous souvenir de son visage et de son corps, car tous les souvenirs s’effacent, tous.

    Ces photographies, je ne les regarde qu’occasionnellement, selon mon envie, mon état d’esprit, mon besoin, mon humeur, le moment. Je peux rester plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans les regarder. Mais au moins elles existent.
    Mieux vaut qu’elles existent « pour rien » plutôt que de regretter qu’elles n’existent pas.

    On dit souvent que photographier, c’est immortaliser. Pour nous, c’est exactement ça : avec toutes les photographies que nous avons d’Élise, c’est comme si elle était un peu immortelle, presque un peu moins morte.

    Du haut de ma petite et terrible expérience, je souhaiterais adresser quelques conseils à ceux qui seraient amenés à prendre des photographies d’un bébé décédé, selon les possibilités et les souhaits des personnes concernées :
    • Prenez le plus de photographies possible de l’enfant, sous tous les angles, sous toutes les coutures. Chaque détail sera précieux ; chaque photographie sera un trésor.
    • Photographiez l’enfant avec ses parents, voire ses frères et sœurs s’il en a.
    • Photographiez l’enfant nu, entièrement nu : sans fard, sans bonnet, sans vêtement.
    • N’oubliez pas qu’il n’y aura pas de seconde chance : mieux vaut en faire trop que pas assez.

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