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Photographe

Bonjours à tous,
Il m’aura fallu faire ma première « mission » pour Souvenange ce mercredi 23 Aout 2017, pour oser me présenter auprès de vous tous. 
Contrairement à beaucoup de bénévoles déjà présents, je suis simplement photographe autodidacte amateur et j’espère vraiment être à la hauteur des attentes de ces parents endeuillés ! Quand j’y pense, mon cœur s’emballe !
Je m’appelle François ALLIX, j’ai 41 ans et je suis marié depuis 10 ans à Elodie, la femme qui m’a offert deux magnifiques enfants, Yann et Ambre, que nous chérissons jours après jours un peu plus.
J’habite Oradour sur Glane, et le deuil, chez nous, c’est une chose très présente dans beaucoup d’endroits et de familles de notre village. On y pense souvent du fait des circonstances dramatiques qui s’y sont déroulées, du « devoir de mémoire » dont s’est investi ce village martyr et que nous devons porter avec respect jours après jours. 
Rien ne me prédestinait à m’engager pour Souvenange jusqu’à ma rencontre avec Hélène la présidente de l’association et son mari Jean si ce n’est qu’ils sont en fait des « Voisins ». Cette rencontre m’a chamboulée, car au cœur de nos conversations je rencontrais des personnes proches qui partageaient mon avis sur les conséquences d’un deuil mal accompagné et les répercutions que cela engendre pour ceux qui restent vivants. Hélène m’a dévoilé ses motivations sur la création de Souvenange et je suis tombé sous le « charme » de la finalité de leurs actions bénévoles. 
Le deuil, malgré la douleur qu’il nous procure, c’est un événement avec lequel nous vivons tous tous les jours, certaines fois il se dissipe et on pense que c’est terminé, et à d’autres moments il resurgit subitement ! Il suffit d’une odeur, d’une chanson, d’un lieu, d’une photo et tout nous remonte à l’esprit. La mort, c’est pourtant un élément à part entière de la « Vie » qui finit toujours par se présenter ! Et nous y seront tous confronté personnellement un jour !
"Pour qui oublie la mort, le temps apparaît comme une chose insipide qui s'écoule comme du sable entre les doigts. Nous devons comprendre la mort et lui permettre de donner un sens à chaque instant de notre vie qui passe." (Texte de Jacques Salomé)
Pour ma part, cela fait déjà quelques années que je travaille sur cette question, j’ai accompagné des personnes âgées « jusqu’au bout du chemin », j’ai accompagné des proches atteints du cancer « jusqu’au bout de leurs souffrances », et maintenant je rencontre Hélène, Souvenange et la situation tragique des « Paranges ».
Après mûres réflexions sur ce sujet, le deuil d’un enfant, en tant que père moi-même, me parait être l’épreuve la plus difficile qu’un homme ou une femme puisse vivre durant son existence.
Cependant, après avoir dépassé les premiers ressentiments primaires d’effrois que cette situation nous procure et avec le recul que m’offre cette première intervention d’hier, j’ai désormais la conviction que si être bénévole en photographie et offrir nos compétences à Souvenange laisse la possibilité de participer à diminuer ne serait-ce qu’un tout petit peu la souffrance de ces familles, nous devons le leur offrir avec tout notre cœur, sans rien espérer en retour !

En fait ! et pour en finir !, je pense qu’être bénévole pour Souvenange, c’est aussi accomplir ce qu’on appelle un acte d’altruisme* et l’altruisme, c’est comme des cercles dans l’eau quand on jette une pierre. Les cercles sont tout petits au début, puis ils s’agrandissent pour embrasser la surface entière de l’océan. Grâce à tous les bénévoles, les cercles de Souvenange s’agrandiront eux aussi pour embrasser la surface entière de l’océan !!!!!
« Commençons par faire le nécessaire, puis faisons ce qu’il est possible de faire et nous réaliserons l’impossible sans s’en apercevoir. »

* Le mot altruisme et l'adjectif altruiste s'appliquent aujourd'hui à un comportement animal et humain caractérisé par des actes a priori désintéressés, ne procurant pas d'avantages apparents et immédiats à l'individu qui les exécute mais qui sont bénéfiques à d'autres individus et peuvent favoriser surtout à long terme un vivre-ensemble et une reconnaissance mutuelle au sein du groupe où il est présent.